Intéressante et surprenante nouvelle : la technologie anti-spam de Microsoft peut également être utilisée pour brasser les montagnes de données recueillies sur le VIH (virus à l'origine du SIDA) et en sortir des modèles cachés, ou encore des similitudes dans les cibles de différentes souches du virus. A la clé : rendre les vaccins efficaces.
David Heckerman et Nebojsa Jojic, de Microsoft, se sont ainsi associés avec des scientifiques de l'Université de Washington et des médecins de l'hôpital Royal Perth d'Australie pour mettre au point ces vaccins avec les résultats issus de traitement des données.
En fait, ce travail a déjà donné des résultats puisque des modèles de vaccins trouvés grâce à Microsoft Research sont en cours de test dans les laboratoires de l'Université de Washington. Une fois ces tests effectués, d'autres suivront à l'hôpital Royal Perth, avec des résultats finaux attendus plus tard dans l'année.
Bien entendu, ces technologies n'étaient absolument pas conçues pour le traitement de données médicales, mais dans les mois et les années à venir, elles pourraient trouver un champ d'action plus large pour le VIH notamment, mais aussi pour d'autres maladies comme l'hépatite C.