Burst et Microsoft étaient en pourparlers depuis 1999. L’éditeur de Windows aurait à cette date offert à la société californienne un million de dollars. En échange de ce chèque, Bill et son équipe avaient la possibilité de profiter des recherches de Burst dans les secteurs audio et vidéo. Des travaux protégées par plusieurs brevets.
L'offre, ridicule face à la puissance de Redmond, fut cependant déclinée par Burst.
Peu après, les choses s'envenimèrent.
En juin 2002, Burst
attaquait ainsi Microsoft. En premier lieu, pour violation de brevets. La société mettait en cause l’utilisation sauvage dans Windows Media Player 9 de ses technologies de téléchargement audio et vidéo, fruits de ses nombreuses recherches et objets des discussions de 1999. Elle accusait également Microsoft d’avoir fait pression sur des partenaires (dont Real et Intel) pour qu’ils cessent de lier des relations avec Burst. Depuis la procédure suivait son chemin.
Pour l'histoire, lors de l'enquête, une procédure de destruction des mails fut découverte. Elle avakt été initiée à Redmond par Jim Allchin, un haut responsable de Microsoft. Celui-ci demandait en effet à tous de limiter la conservation des courriers sur 30 jours maximum. Certains virent là un moyen pour détruire des preuves internes gênantes...
Avec cette toute récente actualité, on se dit que Burst a finalement bien fait de refuser la première offre de Microsoft : les deux sociétés finalisent un
accord de licence non exclusive. L’accord fait table rase sur le passé et clos la procédure judiciaire. Accessoirement, il confirmerait du même coup les arguments et la position de Burst dès le début...